Haïkus


vent sur la mer grise

le monde part sans un bruit

je reste au bord



nuit sur Belleville

le vent traverse les rues

personne ne voit



sable emporté

la mer efface nos traces

comme si rien



vent froid sur la peau

j’écoute la ville tomber

en silence



horizon vide

même la mer m’oublie

je reste là



pluie sur le béton

le vent mélange les voix

je me perds


mer sans mémoire

le vent disperse les noms

je disparais