Dune à moitié lune
Sur la rive des disparus
Lueurs de brume sur l’eau
Et ton écho
Comme on saigne
Comme on s’aime
Comme on sème
Atteindre le jour
A même l’amour
En passant par l’aube
Des sens
Inversés
De l’équateur.
MioModus.

Dune à moitié lune
Sur la rive des disparus
Lueurs de brume sur l’eau
Et ton écho
Comme on saigne
Comme on s’aime
Comme on sème
Atteindre le jour
A même l’amour
En passant par l’aube
Des sens
Inversés
De l’équateur.
MioModus.

Je te retiens de toutes mes forces
Sur cet océan maudit
Toutes les étoiles pour nous voir
Dériver
En ce soir d’été
Des larmes de pluie
Des cris sans écho
Le triangle de l’abîme
A la proue des sens
Aucune donnée de nuance
Une fusée de détresse dans le ciel
Le tableau de la délivrance
Se dessine
Au cœur du cœur de la nuit.
MioModus.

Une lumière
Qui n’existe pas
De l’autre côté
Sur la rive des immortels
Il y a dans l’air
Comme des effluves
De bonheur
Aux mille éclats
Dans l’herbe j’ai marché
Jusqu’au dernier souffle
En riant
Jusqu’à mon dernier printemps.
MioModus.

Sombre branche
Sous le creux des vides
Une plaine immense
Un souffle avant la nuit
Déréglées les boussoles
Ou va se lever le soleil ?
Sur le front des vies
Incomprises, éprises de liberté
Chercher l’horizon
Là-bas au dessus des blés
Le cri des chiens
Et puis plus rien.
MioModus.

Dans la brume
Sur le bitume
Un jour on se dit
Que le pas rétrécit
Que traverser le carrefour
Est une folie
En plein jour
Ou par temps de pluie
On voit le monde plus ou moins gris
On reprend son souffle
Quand vient l’éclaircie
Et mes AirPods étouffent le bruit
De cette ville engloutie.
MioModus.

Et derrière le ciel devient noir
Mais les fleurs demeurent
Et dégagent une lumière éclatante
A la lueur des vies passantes
Aperçues dans le miroir
La solitude des âmes
Et ce sablier qui file
En grain de pluie
Vers l’infini
Le puits du temps
Et la clé que l’on a jeté si loin
Pour ne pas briser demain.
MioModus.

À la vie suspendue
Aux lendemains qui chantent
À la trêve des rêves
Aux vingt mille jours de ton corps nu
Malgré la pluie battante
Tu as pris la possession de ma vue
La vie vaut la peine d’être vécue
Quand on roule à perdre haleine.
MioModus.

A la rive du lointain
De petites mains
Des faiseuses d’étoiles
Qui habillent la nuit
Pour quelques heures
Donnant le cap
Aux marins solitaires
Faisant l’amour à la mer
Dans cette nuit aux couleurs solaires.
MioModus.

Le long de l’allée
Un cimetière de fleurs
Une envie d’ailleurs
Filer vers la glycine
Sauter la haie
Contempler l’horizon
L’intimité du lointain
Dans cette ligne d’évasion
Une course à l’affût des sens
Dans l’empreinte du temps qui passe
Du sable dans les yeux
Dissimulant l’espace d’un instant
Les nuages noirs.
MioModus.

Assombrir le vide
Une vague et un signe
Le début du frisson
Au sommet à la cime
Le large derrière
L’océan repousse la médiocrité
A la terre des clartés
Au vent rêvé
Des lettres éparpillées
Une forme de langage codé
Et tout ce sable millénaire
Que la tempête réveille
Mon corps sans sommeil
Rejaillit dans l’éternel
Au flux des sens
Loin des contraintes
De ce monde sans idée
Désarticulé et vil
Sois une île pour toi même
Je l’ai entendu chanté
Par ce troubadour animé
Par la musique et les mots
Aimant la vie
A nul autre pareil
Routine de vie
De se dire que le matin
C’est demain
Que tout changera
Pour devenir parfait
La petite voix a dit : « Partez ! »
A bloc dans les starting-blocks
Je franchis la ligne blanche
Sans être essoufflé
Des étoiles plein les yeux
Les constantes sont bonnes
La chapitre suivant sera envoûtant !
MioModus.
