Chants sous la lune – Chant troisième

De ces ciels qui font les rives et qui invitent au partage de leur absolu dans le nu des sens, on ne voyage jamais dans le même ciel, à chaque minute des différences – immenses !
Je laisse donc mon double précéder mes pas, la contre-mesure de mes tourments, il saura comme toujours hisser les voiles de mon bateau !
De sublimes voiles qui chassent les vides, qui me content des histoires fantastiques de fées des mers et de sorcières des abîmes
Le lien se tisse en moi, se noue presque, le présent est mon futur, l’axe de mes possibles
J’y tâtonne avec prudence, conscient du vide immense

Là sous les vagues les voix me parviennent : « Profite de ta liberté, elle est l’espoir de jours biens meilleurs que tes sombres humeurs. Dans chaque matin sur le pont de tes vibrations doit subsister la soif et l’envie – les paradis ! »

Comment fait-on pour quitter une île ?
Suffit-il de deux ou trois inspirations ?
Ce sol qui caresse mes pieds à chaque pas ne me laissera pas repartir, je suis le prisonnier de toute cette beauté
Existe-t-il un destin plus heureux ?
Je regarde l’horizon et je n’y vois plus rien…

J’hurle alors quelques incantations : « Je veux vivre au matin des magiciens ! Un geste pour une autre danse ! Des fruits sucrés sur l’océan de mes pensées ! Juste un peu d’eau qui se mélangera aux larmes de la terre ! »

Mon astre ! J’y suis parvenu – Les chants sous la lune sont d’une profondeur intense !
La nuit ne ment pas, c’est un révélateur absolu
Elle devine, elle est divine
A l’inconnue éprise en lettre nue le vent des vies se dessine
Reste alors un tableau coloré comme une parenthèse enchantée
Que l’on voit parfois très loin de l’endroit espéré…

Cet égarement a un côté sublime, bien loin de l’ombre des racines de ce temps déclamé hier !
De ce temps qui ne peut plus s’accélérer à présent mais qui est figé par ce bras de mer qui devient un labyrinthe obsédant – Je vais et je viens…

Peut-être que demain sous la lune les chants pourront enfin me donner la clé pour rentrer, mais pour rentrer où ? Le voyage est infini…

MioModus.

Demain, peut-être…

A propos MioModus

Je m’exprime par une écriture épurée avec des mots qui frappent au cœur du temps, au cœur de tout. Je vis à Paris dans un quartier familial et j’ai la chance de pouvoir m’éloigner de la capitale de temps en temps pour me ressourcer en Picardie qui est devenue une terre d’accueil. Mes mots peuvent ainsi sortir des lignes du temps et me sont soufflés par les arbres et par la beauté de la nature. La poésie me rapproche de l’essentiel : les rives de l’âme !
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2 commentaires pour Chants sous la lune – Chant troisième

  1. Sedna dit :

    La clé est peut-être dans les mots…. un texte très émouvant

  2. merci pour ce beau voyage à rêver éveillé…

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