Le vide aspire nos certitudes, Le temps disperse nos altitudes. Mais à contre-courant, dans la nuit, Une seule étoile, et je survis. Le reste n’est que poussière de vent.
Au loin, les rizières percent la brume, Le jade des monts défie l’amertume. Un temple suspendu au fil du ciel, Où chaque pierre défie l’éternel. Le vertige n’est plus une chute, Mais l’envol, enfin, vers l’absolu.
Je vole, parallèle à l’horizon, Frôlant les nuages, sans direction. Le monde d’en bas n’est qu’un souvenir, Un trait de lumière, un long soupir. Je glisse sur l’air, libre et serein, Porté par le souffle du matin.
MioModus.


