A la cime du temps
le miroir inversé
de tous mes printemps
et le monde ridé
Ivre de son vide
de l’absurde profit
de l’homme avide
de cet être fini
A quoi bon construire
Pour tout détruire
L’océan se meurt
Et nos ancêtres pleurent.
MioModus.

A la cime du temps
le miroir inversé
de tous mes printemps
et le monde ridé
Ivre de son vide
de l’absurde profit
de l’homme avide
de cet être fini
A quoi bon construire
Pour tout détruire
L’océan se meurt
Et nos ancêtres pleurent.
MioModus.

Quand dans l’air flottent
Des effluves de toi
Des indices palpables de vie
Je m’aventure alors
L’esprit débordant de mots d’amour
Empli de rêves et de promesses
Les sens en fête
À la merci du désir
Je souhaite draper tes nuits
De la caresse d’un amour infini
Tel un paradis suspendu
À chaque instant de mes journées
Je ferme les yeux
Pour évoquer ton sourire
Pour ressentir ta présence
Pour plonger dans l’ombre de ton être
À même mes sens
Tel un élan de vérité
Dehors, le vent emporte
Les traces laissées par ta Bentley
Cette poussière tourbillonnante
Inonde le paysage
D’une essence d’éternité naissante
À un tournant inexorable
Un point de non-retour.
MioModus.

Voyageur aux semelles d’ombre,
tu glisses entre les plis du monde,
là où les contours se dérobent
comme des promesses oubliées.
Les étoiles, témoins muets,
inclinent leur éclat vers ton âme,
miroir brisé de souvenirs,
reflets d’un passé en exil.
Chaque pas, une note suspendue
dans la partition du silence,
chaque souffle, un écho lointain
d’un retour sans destination.
Et dans le tumulte des heures,
ton cœur cherche une rive,
un port où l’âme fatiguée
pourrait enfin s’ancrer.
MioModus.

Un matin un peu plus fragile
Une aube livide
Un miroir sans reflet
Un ciel pour l’éternité
De petites maisons
Trois petits points
Pour continuer
Sur la ligne du temps
En dansant
Tel l’équilibriste du soir
Entrant pas à pas dans le noir.
MioModus.

Le vent tout là-bas
Fait avancer les bateaux
Et voler les étourneaux
Dans les voiles de l’horizon
Sur l’altitude de l’émotion
Partir et rejoindre une autre mer
Sur la même terre
La quête de cet espace éphémère
Ou l’on coure construire
Son nid d’amour
Sur des hauteurs sublimes.
MioModus.

J’écoute les Stones
Et je vole vers Beyrouth
Par delà les nuages
Les frontières s’éclipsent
Dans cet avion
Le monde sourit
À l’infini
À cette petite fille qui court
À sa mère qui accélère
À ce bonheur éphémère
Un lundi soir sur la terre.
MioModus.

Souffle des vents
Comète filant dans le ciel
De cette nuit martienne
Racine carrée des conquêtes
Le temps s’arrête – L’autre part.
Dérive des continents
Lave déchirant les sols
De ce monde déclinant
Division infinie des particules
Les images filent – L’autre rêve.
MioModus.

Serrer le temps
dans le bras de la vie
Respirer intensément
au souffle de l’envie
Décollage imminent
à la multitude
Une altitude située au bout des vents
Mon corps danse
sous la pluie
En appui cosmique
des notes de rap dans la tête
Et le souvenir de ce clip magique
Je retourne au Majestic
boire un cocktail tonique
Et vivre tel un amnésique
qui aurait oublié ce monde tragique.
MioModus.

Des ondes de vies
Des bruissements sourds
Des vies sur le parcours
Souvenirs monochromes
Gravés sous la peau
Une fine pellicule des sens
Indestructible
Les ricochets de la conscience
Pour une danse intense
MioModus.

Sourde ligne
En dessous des rives
Murmures des vies
L’aube se lève
Dans le creux de la vague
Un nouveau jour
Une émotion infinie
Jusqu’à la nuit
MioModus.
