Déverse sur moi L’étreinte des courants Lascive la sirène se donne Et fait naître en moi l’écaille de mes chavirements Joue contre l’une Fins des jours – Et si le ciel devenait notre miroir ? Ce reflet de nos vies Comme un départ vers l’infini Vers l’insomnie Un cri au cœur de la nuit.
Un rêve comme une évidence L’écume suave des passions
Sillon de lune Accroche du temps Étreinte du rêve Réveil dans la douleur Mon corps éclate en mille morceaux Partout dans l’atmosphère Des bouts de moi Je vous retrouve tous Mes amours du passé Est-ce le paradis ? Je ne crois pas, je ne vois pas l’étrange lumière… Mais c’est ici que je finis
Début de vie Musique funèbre Complainte des souvenirs Nuits de joie Loin les soirs de peine Ma cage thoracique se remplit d’air A toutes mes extrémités de la gaieté Loin des villes et des atrocités La femme aux douze visages se dresse devant moi M’ouvre les bras comme on s’aime Je suis sur l’île de la vie Et c’est ici que je définis mes envies
Retrouver les voiles de la sérénité, le sens de soi Et surtout danser en écoutant les Doors et David Bowie. Jouer de la guitare et trouver quelques accords Enfermé et continué à rêver au jour d’après, à tous ces jours à respirer… Printemps entamé, confisqué, mais aucune interdiction de penser ! A la façon de redémarrer pour ne plus être l’otage d’un monde insensé.
Je suis dans mon paradis, chaque rêve est permis. Je laisse ma barque au milieu du temps et je plonge au bois de l’astre. Le silence est alors à la cime de mon ciel – symphonie de l’âme, bain des sens…
Quelques pas à refaire ! Suivre les empreintes ou inverser l’axe de rotation de la terre ? Me suffit alors de changer d’hémisphère… L’ile du dédain pour destination, mais ici rien ne s’emboîte avec mes convictions…
Fermer les yeux et imaginer des destins bleus, des nuits de pleine lune, des femmes sublimes descendant des ciels et cherchant mes racines ! Au cœur de la nuit, toutes leurs lèvres m’embrassent, tous leurs bras m’enlacent. Je me perds dans le tourbillon de ces lames aimantes…
Comment à présent refaire surface ? Je me noie dans le divin, je suffoque de plaisir. Je me joue des corps, le vent se lève et scelle mon sort – il fait de moi le prisonnier de ce triangle de la chair !
Mon esprit chavire dans l’ère des jouissances absolues. Rien n’est plus interdit que l’interdit et je fais de cette nuit un incendie visible de la terre à la lune. De ce brasier d’éternité jaillira les plaisirs des libertés retrouvées.