Les rues oubliées de Coïmbre

Des pas, des traces de toi
Des horloges qui indiquent notre heure
Ici et là
Nous y sommes à présent
Dans ces rues oubliées par les quatre vents

Un silence dans lequel résonnent les étreintes
De ces corps qui se sont aimés dans cette lumière

De ces murs qui ont fait face
De ce banc
Où l’on peut écouter l’océan
En s’enlaçant tendrement
Pour que tout dure pour que tout reste

Rien ne semble plus beau que ce ciel étoilé
Je le regarde à travers la sphère de tes yeux

Bleu de nuit
Âmes liées
Dans les rues oubliées
D’un village enchanté
Où plus rien ne me fera déserter !

MioModus.

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Au cœur de la nuit

Je suis dans mon paradis, chaque rêve est permis. Je laisse ma barque au milieu du temps et je plonge au bois de l’astre. Le silence est alors à la cime de mon ciel – symphonie de l’âme, bain des sens…

Quelques pas à refaire ! Suivre les empreintes ou inverser l’axe de rotation de la terre ? Me suffit alors de changer d’hémisphère… L’ile du dédain pour destination, mais ici rien ne s’emboîte avec mes convictions…

Fermer les yeux et imaginer des destins bleus, des nuits de pleine lune, des femmes sublimes descendant des ciels et cherchant mes racines ! Au cœur de la nuit, toutes leurs lèvres m’embrassent, tous leurs bras m’enlacent. Je me perds dans le tourbillon de ces lames aimantes…

Comment à présent refaire surface ? Je me noie dans le divin, je suffoque de plaisir. Je me joue des corps, le vent se lève et scelle mon sort – il fait de moi le prisonnier de ce triangle de la chair !

Mon esprit chavire dans l’ère des jouissances absolues. Rien n’est plus interdit que l’interdit et je fais de cette nuit un incendie visible de la terre à la lune. De ce brasier d’éternité jaillira les plaisirs des libertés retrouvées.

MioModus.

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Les anges de notre enfance

Des hauts de la plaine des lunes j’ai vu une cité merveilleuse avec des elfes enchantés mais à trop m’approcher, ils ont fini par s’éloigner
A qui vais-je dont pouvoir confier le secret des banquises ?
Comment cette terre abîmée par les coups répétés va-t-elle pouvoir se régénérer à présent ?

Homme cesse de vouloir tout posséder
Retrouve les chemins de la liberté
La beauté éphémère du coquelicot
Le chant si beau du chardonneret

A mal vivre on finit par ne plus espérer, on définit les limites de notre sentier, on pourrait y construire une porte et en jeter la clé !
Ainsi deviendrait-on les lutteurs infinis d’une vie rêvée où l’on n’aurait de cesse que de faire pousser des champs d’éternité !

Homme crois en ton île !
En l’alchimie de ton être et de tes pensées !
Tu deviens bien malgré toi un prisonnier
Regarde, bientôt tu auras du mal à marcher…

Rester vivant, debout c’est notre essence, les racines de notre évolution. Alors rapprochons nous de la terre. Pour cela inutile de trop la creuser, on risquerait encore de la percer…
S’allonger, déjeuner ou dormir sur l’herbe – se réveiller et se dire que l’on n’a pas rêvé, que nos pas nous ont bien porté depuis toujours dans la cité !

Homme le soleil est toujours derrière les nuages
Parfois, tu te trompes un peu d’étage
Alors tu participes à devenir l’otage
De ces blocs, de tes peines, alors nage, nage jusqu’à atteindre ta rive

N’est-elle pas merveilleuse ? Déshabillée des surplus inutiles, le nu des sens n’est pas sans importance. On avance et cette fois on a assez de nos sens pour croiser à cette distance les anges de notre enfance.

Comme c’est beau, comme c’est bon de vivre au vent de soi et dans la confiance de chacune de ses respirations, de ses inspirations !

MioModus.

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Noirceur des ciels

Je cherche en vain à atteindre ce sublime endroit
Celui où ces derniers jours j’ai pu entendre les chants enchantés
De cette forêt aux mille délices ne reste que l’écume
Mais où est dont passée la lune ?
Le ciel s’est couvert ce qui me rend solitaire

Inspecter les profondeurs de son âme
Pour apercevoir la lumière
Et chasser la noirceur des ciels
Et chanter sous la lune
Et déclamer des vers en regardant dans le miroir des brumes, la voix se doit d’être claire pour résonner jusqu’à la belle qui coure et trotte dans l’émotion des instants !

Son pas est léger, son souffle est cadencé, elle ressemble à ne pas en douter à une des fées de l’éternité
De celle qui se penche sur les désirs
De celle à qui on soutient le regard
D’ailleurs depuis mon regard est fixe

Seul mon esprit s’évade vers des contrées sublimes, des océans déchaînés, de longs chemins sinueux, des dunes, des plaines, des présages merveilleux !

Voyager en soi-même, partager le vent des vies – d’une rive à l’autre

Rien ne me rend plus heureux que la couleur des ciels. Bien souvent, ils sont bleus et invitent à la liberté de choisir l’axe de sa destinée !

« Pour ne plus finir de commencer, je choisis un transport étudié, un planeur qui va me faire décoller de cette île pour une autre correspondance…
Le vent sera mon moteur pour voler à travers toi !
Regarde en l’air, tu vas me voir passer, je te lance mon aéroplane de secours… »

Voler en parallèle ne me semble pas irréel, je m’y suis entraîné l’été dernier !

MioModus.


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Chants sous la lune – Chant troisième

De ces ciels qui font les rives et qui invitent au partage de leur absolu dans le nu des sens, on ne voyage jamais dans le même ciel, à chaque minute des différences – immenses !
Je laisse donc mon double précéder mes pas, la contre-mesure de mes tourments, il saura comme toujours hisser les voiles de mon bateau !
De sublimes voiles qui chassent les vides, qui me content des histoires fantastiques de fées des mers et de sorcières des abîmes
Le lien se tisse en moi, se noue presque, le présent est mon futur, l’axe de mes possibles
J’y tâtonne avec prudence, conscient du vide immense

Là sous les vagues les voix me parviennent : « Profite de ta liberté, elle est l’espoir de jours biens meilleurs que tes sombres humeurs. Dans chaque matin sur le pont de tes vibrations doit subsister la soif et l’envie – les paradis ! »

Comment fait-on pour quitter une île ?
Suffit-il de deux ou trois inspirations ?
Ce sol qui caresse mes pieds à chaque pas ne me laissera pas repartir, je suis le prisonnier de toute cette beauté
Existe-t-il un destin plus heureux ?
Je regarde l’horizon et je n’y vois plus rien…

J’hurle alors quelques incantations : « Je veux vivre au matin des magiciens ! Un geste pour une autre danse ! Des fruits sucrés sur l’océan de mes pensées ! Juste un peu d’eau qui se mélangera aux larmes de la terre ! »

Mon astre ! J’y suis parvenu – Les chants sous la lune sont d’une profondeur intense !
La nuit ne ment pas, c’est un révélateur absolu
Elle devine, elle est divine
A l’inconnue éprise en lettre nue le vent des vies se dessine
Reste alors un tableau coloré comme une parenthèse enchantée
Que l’on voit parfois très loin de l’endroit espéré…

Cet égarement a un côté sublime, bien loin de l’ombre des racines de ce temps déclamé hier !
De ce temps qui ne peut plus s’accélérer à présent mais qui est figé par ce bras de mer qui devient un labyrinthe obsédant – Je vais et je viens…

Peut-être que demain sous la lune les chants pourront enfin me donner la clé pour rentrer, mais pour rentrer où ? Le voyage est infini…

MioModus.

Demain, peut-être…
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Chants sous la lune – Chant deuxième

Ce vacarme, n’est-ce pas la vie ?
Sublime et intense, je me dédouble au carrefour des folies
Mon âme entre en fusion avec les éléments
Sur le fil de mes rimes je marche à n’en plus finir
Sous moi un océan déchaîné, le triangle de l’abîme !
Le fil est solide, ma plume pour transport
Je livre mon corps au mouvement du sort
Je reste le lien, la trace, la conjugaison des présents…

Répète après moi : « Homme libre, tu le resteras jusqu’au carrefour des lunes. Quand l’intense lumière jaillira des entrailles de la terre, tu mesureras réellement ta force et ta résistance ! Homme libre, tu ne céderas point aux tentations sublimes mises sur ta route. Ce sont des leurres qui croisent à ta distance.»

Atteindre l’île est mon ordonné pour ne pas rester figé au vent mauvais
Me faut trouver un chemin me rapprochant de ces chants que l’on entend que sous la lune
Je pousse les murs mais ils ne cèdent pas…
J’implore à mon âme la fuite mais elle ne m’entend pas…
Attendre la nuit pour atteindre la vie
Dans la pénombre les sols deviennent des bras de mer
Les eaux y sont peu profondes
Il faut s’y plonger avec légèreté
Et virevolter au-dessus de l’écume

Chante avec moi : « Homme libre, nage par-delà les mers pour atteindre ces rives que tu devines les soirs de peine ! Quand l’eau t’immergera fatalement et que tu atteindras enfin les profondeurs sublimes, ton cœur battra de nouveau au rythme des vents exaltants ! »

Enfin, l’île celle que j’aime, que je danse, que je vis !
Épuisé de l’espérer me voici à nouveau en position de vibrer à même l’immensité
De me poser pour quelques étés et trois automnes colorés
De contempler l’arbre penché qui embrasse tendrement l’océan apaisé !
De devenir l’écorce du temps après en avoir exploré les racines…

L’âpreté des sentiments… Le côté sauvage…L’éveil des sens…
Enfin vivre comme on rêve – simplement en regardant tous les ciels de nos jours heureux !

MioModus.

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Chants sous la lune

Marche sur le fil
De la mélancolie des îles
De la lenteur de ce printemps
De la soif de l’existant
La vague ébranle mon cerveau
Fait jaillir mes entrailles
Au cœur de ma respiration
La vie éternelle
Inspirant et respirant
Sur ce bras de mer
Invisible hier
Je suis le lien, la trace, la conjugaison des présents…
Au passé dépassé je dis : vole, vole – l’océan est dans le ciel, le miroir des lunes !
Au soir des vides !
Le ressac fait de moi ce marin solitaire
Je chante pour entendre les sirènes
Et pour ne pas sombrer dans le carrefour des mers…
Amer comme ce jour où je t’ai perdu
Rester solaire
Vivant
Tel un souffle
Un grain de sable éphémère
Un regard par la fenêtre
Voyez au loin ce voilier
Fier, les voiles gonflées !
Un tableau qui n’a de cesse d’exister
Comme cette soif de te retrouver
De renaître sur le fil des lunes
De voir les courbes de tes nuits
Danser sur les larmes de mon oubli
Prisonnier de ces murs, mon âme tend vers la lumière sublime de toutes ces bulles de rien poussant dans le jardin de mon esprit !
Ces chants rythment invariablement mes secondes !
De celles qui me rapprochent de la fontaine des sens !
Et donnent naissance à la fusion des matières dans un vacarme absolu, sublime et intense.

MioModus.




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Viens mon amour

Marcher, déambuler
Au bout de chaque côté
Chercher, gratter
La pierre d’éternité

Voir jaillir
De ce sol
Une nuée de bonheur
Un morceau de paradis

A l’étoile infinie
Sublimant cette nuit
Que l’on soit maudit
Si l’on ne peut voir le puits

Et toutes les lumières
De nos galaxies
J’ai un fabuleux vaisseau
Pour atteindre celle de l’amour

MioModus.

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Le sel des idéaux

Vivre debout
Bousculer la terre
Jusqu’au dernier remous
Une vague sur la mer
Vibrer pour un bon mot
Ecrire même les doigts brisés
Libre comme le vol du moineau
Refuser de désespérer
Partir pour l’espérance
Au ciel de ce jour nouveau
Avec sa belle et son élégance
Pour aimer le sel des idéaux
La soif d’irradier les sens
Au cap nu des vérités
Dans le tourbillon l’essence
Loin des fastes de l’éternité.

Vivre debout et ne pas se soumettre à ces loups affamés de posséder notre conscience et de nous rendre aussi docile qu’un cadavre tombé dans un caniveau… (Ai-je rêvé cette phrase ? L’ai-je bien écrite ? Là voyez-vous ?) – Le sel des idéaux –

MioModus.

La mer et tout le sublime sont à nous…


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Il en reste assez

Ils cassent le monde
En petits morceaux
Plus rien ne compte
La terre étouffe
Et le monde s’essouffle

Mais tant qu’il en restera
De petits morceaux
Ce sera assez pour moi
Juste un filet d’eau
Et de petits oiseaux

Toujours un peu d’air
Et assis par terre
Je regarderai la mer
Les petits bateaux
Et le vent dans le dos

Ils peuvent casser le monde
Il me suffit d’aimer
Cette plaine colorée
Ce chemin de sable
Et cette plume dorée

Pour espérer
Il en reste assez
Mon cœur
Il en reste assez
Pour tout oublier

MioModus.

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