A travers la sphère
De tes yeux
J’ai vu
Ces rivages merveilleux
Émergence du sel de nos vies
Comme un signe
sur la cime,
je te dessine
au large
de mes rimes
Et dans l’ombre des matins plus rien n’est incertain.
MioModus.
A travers la sphère
De tes yeux
J’ai vu
Ces rivages merveilleux
Émergence du sel de nos vies
Comme un signe
sur la cime,
je te dessine
au large
de mes rimes
Et dans l’ombre des matins plus rien n’est incertain.
MioModus.

Ici rêve le monde
D’apercevoir une autre nuit
De ressentir le vent des vies
Visages et sourires forment un arc dans le ciel
L’oiseau revenu fignole notre tableau
Un battement d’ailes pour un battement de cil
Imprégnons-nous de cette image
Pour défendre l’axe de notre éternité
Musique et poésie en bouclier
Ici rêve le monde
De se réveiller un autre jour
Dans la brume de l’aube, dans la soif de l’autre.
MioModus.

Pour ne plus souffrir
De notre ignorance
Pour ne plus vieillir
Dans la peur de l’autre
Tenons-nous la main !
Juste pour plus loin
Demain, c’est certain
Une dernière chance
Avant que cette terre n’explose
Reclus seul dans un coin
Cette vie serait si morose
Chacun vit de ses croyances
Les vôtres, les nôtres
A la fin sur la place
Ensemble on danse
Avec nos bras, on s’enlace !
MioModus.

Une fois la dune atteinte
Place au langage des vagues
J’ai vu au loin ce marin
Aiguisé l’ombre de ses racines
Un corps épuisé de vivre
Au sel d’une pensée oubliée
Le ressac pour métronome
Sur la terre il vacille
Cet homme est la mer
Une bouée pour les égarés
Tels un phare, un guide
Jusqu’à ne plus avoir de forces
Il s’efforce d’être le signe
Le pas qui éclaircit l’horizon
Un passage au milieu des courants
Un ange sublimant l’océan
MioModus.

Entrouvrir son crâne
Pour y sortir les voix
Résonnant impunément
Troublant le regard
Voir ce liquide s’échapper
Se répandre de sa médiocrité
Lavant le sol souillé
Il a enfin une utilité
Reste à l’oublier
Avec l’esprit vidangé
L’œil redécouvre les ciels
Et l’envie de vivre en vol plané
Pour y jouir de son corps
De ses sens retrouvés
Dans une bulle d’éternité
Confiée aux mouvements du sort
Le vent est le guide
Cap à l’ouest, au sud
A la frontière des rives
Seul au village des « espérés ».
MioModus.

L’explosion des corps
A l’encre de la vie
En partage des sens
Sur l’irrésolue
Poussière de mon infini
Sonore, en vol de nuit
L’irrationnel ascensionnel,
Étrange étrangeté
De ce soi éclaté
En une rime exhalée
La porte des anges
En fêlure du temps
Un vers au vent
Sur l’inconnue
Éprise en lettres nues.
MioModus.

Planté au milieu de l’abîme
Il décode parfaitement
Le langage du vent
Et toutes ses nuances
L’âpreté du sentiment
Des creux des vagues
Rien n’est simple
Depuis tout ce temps
Pourtant depuis des milliers de lunes
Les contraires se cherchent, s’attirent
Au risque de dérégler les boussoles
De sombrer un soir de peine
Dans la nuit il est le guide ultime
Une lumière puissante pour les désespérés
L’axe des possibles, le chant des sirènes
Font naviguer même par gros temps.
MioModus.

Particules de soi effervescentes
Parties rejoindre l’immensité
Virevoltantes dans l’atmosphère
Sublimant cette belle lumière
L’œil suit ce scintillement
Presque amoureusement
Au cœur des sens
Dans ce vide immense
La lune est rose
C’est un signe
Du bonheur
En descente
De la pluie
Pour laver les âmes
Le vent se lève
Il est porteur d’espoir
MioModus.

Après plusieurs pas
De nombreuses heures
Le crâne éclate
Percussions et dépression
Me faut trouver
Un refuge
Une île pour moi-même
A fendre les flots
Il le faut
Un océan de mots
Là devant moi
Des rimes riches de vie
Du soleil dans la nuit
Tout ce silence
Doux bruit du néon
Et de ce clavier
Du jazz dans la tête
Mais aussi du rock
Du blues, Jean-Louis
Et les pierres qui roulent
MioModus.

Le voyageur navigue dans la nuit
Le poète écrit au vent des vies
Les étoiles brillent fort vers minuit
Poussières d’amour et d’envies
Transport fait de voile ou d’encre
Je noircis la page
Comme on prend la mer
Incertain de finir ou d’arriver
Sur l’autre rive, l’autre rivage
Au phare des espérances
Afin de réparer la dérive
De nuancer l’effet des vents
Invariablement il me faut revenir
De ces voyages électrisants
Et fouler à nouveau l’asphalte
De nos sols irritants
MioModus.
